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mercredi 19 août 2026

Monique Barbut, une ministre un poil encombrante

Temps de lecture : 2 minutes

La ministre de la Transition écologique a encore fait des siennes. Son dernier écart : un entretien à Libération.

Contrepoints l’a déjà signalé : Monique Barbut, à la tête d’un ministère à l’intitulé programmatique (la Transition écologique, la Biodiversité, et les Négociations internationales sur le climat et la nature) est plus une militante, ancienne présidente de WWF France, que la membre d’un gouvernement.

En juin dernier sous la canicule, elle s’était déjà distinguée en se déclarant « horrifiée » par les propos des responsables politiques qui voulaient « mettre la climatisation partout ». Puis, en désaccord avec le projet de loi d’urgence agricole, elle avait posé sa démission le 21 juillet avant de tourner casaque dès le lendemain sur objurgation présidentielle. Pourtant, à lire l’article 8 alinéa 2 de notre Constitution, qui dispose que le chef de l’État nomme et met fin aux fonctions des membres du gouvernement « sur proposition du Premier ministre », on ne voit pas de quel droit le président de la République a imposé à Sébastien Lecornu le maintien de la ministre à la solidarité gouvernementale évanescente.

Très critiquée pour sa gestion lointaine des feux de forêts dans sa villa (non climatisée ?) du Var, Monique Barbut est depuis lors sur la sellette. C’est le moment qu’elle a choisi pour donner un entretien sur trois pages à Libération (17 août 2026), dont les propos sur le fondateur de la France Insoumise n’ont pas manqué de faire polémique.

En effet, elle a très exactement déclaré : « Jean-Luc Mélenchon, qui n’est pourtant pas ma tasse de thé, est celui qui intègre le plus la question du climat dans ses propositions économiques et sociales. Car oui les conséquences du dérèglement climatique vont devenir une des principales causes d’injustice sociale : ceux qui travaillent dehors en pleine canicule, ce ne sont pas les plus riches ».

Nous retrouvons là toute la rhétorique d’extrême gauche : les phénomènes climatiques comme prétextes pour dissoudre le capitalisme, qui porterait en lui les catastrophes comme la nuée porte l’orage ; le lien entre l’écologie politique et la nouvelle lutte des classes, entre les gentils pauvres, victimes de la crise environnementale, et les méchants riches, fauteurs de cette dernière et ce, tant sur le plan international qu’à l’intérieur même des sociétés capitalistes.

« Il faudra encore me supporter », conclut, bravache, Monique Barbut qui, décidément, est le poil à gratter de Sébastien Lecornu.

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Une réponse

  1. Elle nous rappelle le fantasque Hulot grand bourgeois vert qui a appelle a vote melenchon en 2017 dont les anciennes frasques lui ont valu les oubliettes politiques
    Notre cynique manu va toujours a la pêche aux voix

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