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mardi 8 septembre 2026

Monique Barbut, une ministre un poil encombrante

Temps de lecture : 2 minutes

La ministre de la Transition écologique a encore fait des siennes. Son dernier écart : un entretien à Libération.

Contrepoints l’a déjà signalé : Monique Barbut, à la tête d’un ministère à l’intitulé programmatique (la Transition écologique, la Biodiversité, et les Négociations internationales sur le climat et la nature) est plus une militante, ancienne présidente de WWF France, que la membre d’un gouvernement.

En juin dernier sous la canicule, elle s’était déjà distinguée en se déclarant « horrifiée » par les propos des responsables politiques qui voulaient « mettre la climatisation partout ». Puis, en désaccord avec le projet de loi d’urgence agricole, elle avait posé sa démission le 21 juillet avant de tourner casaque dès le lendemain sur objurgation présidentielle. Pourtant, à lire l’article 8 alinéa 2 de notre Constitution, qui dispose que le chef de l’État nomme et met fin aux fonctions des membres du gouvernement « sur proposition du Premier ministre », on ne voit pas de quel droit le président de la République a imposé à Sébastien Lecornu le maintien de la ministre à la solidarité gouvernementale évanescente.

Très critiquée pour sa gestion lointaine des feux de forêts dans sa villa (non climatisée ?) du Var, Monique Barbut est depuis lors sur la sellette. C’est le moment qu’elle a choisi pour donner un entretien sur trois pages à Libération (17 août 2026), dont les propos sur le fondateur de la France Insoumise n’ont pas manqué de faire polémique.

En effet, elle a très exactement déclaré : « Jean-Luc Mélenchon, qui n’est pourtant pas ma tasse de thé, est celui qui intègre le plus la question du climat dans ses propositions économiques et sociales. Car oui les conséquences du dérèglement climatique vont devenir une des principales causes d’injustice sociale : ceux qui travaillent dehors en pleine canicule, ce ne sont pas les plus riches ».

Nous retrouvons là toute la rhétorique d’extrême gauche : les phénomènes climatiques comme prétextes pour dissoudre le capitalisme, qui porterait en lui les catastrophes comme la nuée porte l’orage ; le lien entre l’écologie politique et la nouvelle lutte des classes, entre les gentils pauvres, victimes de la crise environnementale, et les méchants riches, fauteurs de cette dernière et ce, tant sur le plan international qu’à l’intérieur même des sociétés capitalistes.

« Il faudra encore me supporter », conclut, bravache, Monique Barbut qui, décidément, est le poil à gratter de Sébastien Lecornu.

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18 réponses

  1. Elle nous rappelle le fantasque Hulot grand bourgeois vert qui a appelle a vote melenchon en 2017 dont les anciennes frasques lui ont valu les oubliettes politiques
    Notre cynique manu va toujours a la pêche aux voix

  2. Trop de ministères nuit à l’objectif, trop de dogmatiques nuit à l’efficacité, un ministre au seul service de sa cause ne peut que mettre à mal une politique globale déjà difficilement cohérente.

  3. Rien d’extrême gauche là-dedans (je suis électeur de droite), plus un aveu de vos oeillères sur ce sujet. Il n’y a aucune contradiction entre capitalisme et défense de l’environnement en général et la décarbonation en particulier. Cela implique certainement de mieux réguler le capitalisme. La sauvegarde de la planète – plus importante que celle du capitalisme est à ce prix. Elle a également raison sur Mélenchon (tout détestable que soit ce personnage par ailleurs), tandis que les autres sont dans le déni, l’ignorance ou l’indifférence. A leur immense tort.

    1. Le capitalisme ne serait pas réguler en France???? Vaste plaisanterie
      Petit rappel les caisses de l état sont désespérément vides, faisons plutôt des économies
      Le grand leader maximo recupere même a droite des officionados

  4. Malheureusement elle n’est pas la seule dans le camp du ‘’centre’ à penser ainsi. On sait pour qui elle votera au deuxième tour en face de Le Pen.

  5. Elle n’est pas à contre courant de son gouvernement puisque celui-ci comme on s’en doutait depuis le début de l’ere Macron se révèle au fil des événements et de ses décisions de plus en plus de gauche, sa vraie nature est socialisante sous des dehors pseudo libéraux
    Pour preuve cependant les impôts et dépenses publiques à gogo

  6. Parler d’écologie ou d’environnement quand on n’a pas de formation scientifique sérieuse est, à mon humble avis, une hérésie. Alors, quand on est, en plus, rémunéré pour cette matière: on frise l’escroquerie! Regardez son C.V., vous comprendrez son niveau de compétence…

  7. Ministère de « la Transition écologique, la Biodiversité, et les Négociations internationales sur le climat et la nature »
    « Qui trop embrasse mal étreint », autrement dit un ministère de rien et une ministre aussi nulle et toxique pour le pays que tous ses prédécesseurs en ce ministère inutile.

    1. Tout à fait Poivre ! l’on se demande où le Président et le gouvernement vont chercher ces incapables qui participent à l’anéantissement de notre Pays !
      Une catastrophe nationale !

  8. Le roi a tout un vivier de nullités à sa disposition et il joue avec les personnages comme un enfant avec ses soldats. Cela l’ amuse de voir ses marionnettes se dépatouiller, gesticuler dans tout les sens, se ridiculiser pour rester en place. Le truc du « j’ ai voulu démissionner, mais le roi a dit non » devient rengaine par contre ! Il faudrait trouver autre chose les pantins ! Le théâtre de guignol bat son plein, mais il ne fait pas succès…… Il n’ est rempli que de mauvaises doublures d’ acteurs déjà médiocres !

  9. Le problème est que l’écologie ne devrait pas être un parti politique en tant que tel, avec des « affairistes opportunistes » qui rivalisent de propos et de propositions toutes plus néfastes les unes que les autres pour sortir du lot. Cette préoccupation qu’est l’environnement devrait par contre être sérieusement intégré dans chaque programme politique comme l’est la retraite par exemple, puisqu’elle doit être compatible avec les autres sujets qui font, eux, fonctionner une économie. Les parasites politiques s’installent chez les partis dits  » verts » parce que c’est le plus facile à intégrer lorsqu’on est incompétent en politique mais qu’on veut y faire carrière. Les propos tenus par les (ir)responsables du genre de Barbut ou Rousseau ne devraient même pas être relayés tant ils sont ridicules et non constructifs. Hors pour des raisons électoralistes des partis au pouvoir ils sont considérés de manière disproportionnées.

    1. Le problème de l’écologie (qui est une science et non une doctrine politique) c’est que ses adeptes ne se positionnent pas sur la science écologique mais sur de vagues impressions fondées sur des principes venus de nulle part : contre le nucléaire parce qu’il émet des radiations, sans en évaluer le danger réel, contre les OGM parce qu’ils sont le résultat de manipulations humaines non naturelles, contre les antennes pour un supposé danger des ondes, contre l’élevage parce que séparer un veau ou un agneau de sa mère n’est pas naturel ou parce qu’entasser des animaux sous un toit serait mauvais pour leur bien être… La science écologique a beau démontrer que tout cela est bâti sur des impressions non validées, rien n’y fait : à chaque génération les jeunes s’engagent pour la Nature ! Sujet en or pour les démagogues comme Mélenchon et sa meute d’apprentis démagogues !

  10. Remplacer Barbut par une paire de Canadairs.
    Expurger ce ministère de la cohorte de branleurs écologistes qui gangrène ses directions générales dont font partie la plupart de ses chefs de bureau et/ou de services devrait être la première action d’un chef de l’Etat et de son premier ministre.

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