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mercredi 16 septembre 2026

Le pouvoir d’achat s’invite dans la campagne présidentielle

Temps de lecture : 2 minutes

Les Français s’appauvrissent. L’Insee vient de dévoiler les chiffres du deuxième trimestre 2026 : le pouvoir d’achat du revenu disponible brut (RDB) par unité de consommation a diminué de 0,6% (après -0,2% au premier trimestre). Il avait déjà baissé de 0,7% en 2025. Pour financer leurs dépenses, nos compatriotes puisent dans leur bas de laine : le taux d’épargne financière (hors emprunts immobiliers) s’établit ainsi à 8,5% contre 9,1% au premier trimestre 2026.

Dans ces conditions, il n’est pas étonnant que le sujet s’invite dans la campagne électorale de l’élection présidentielle de 2027. Les (trop) nombreux candidats déclarés traitent du sujet plus ou moins frontalement.

Il y a ceux qui veulent augmenter le Smic, tels Marine Tondelier (2000 € brut) ou Raphaël Glucksmann (1600 € net d’ici 2029). Il y a ceux qui veulent baisser les charges sociales pour augmenter le net salarial : Raphaël Glucksmann (grâce à une taxation des gros héritages), Gabriel Attal, Edouard Philippe, Bruno Retailleau. Il y a aussi Marine Le Pen qui privilégie non pas une baisse des cotisations sociales, mais de la fiscalité sur les dépenses essentielles et contraintes comme l’énergie. Il y a Jean-Luc Mélenchon qui souhaite hausser le Smic (1700 € net tout de suite), mais affirme que l’augmentation des salaires est de la responsabilité des dirigeants d’entreprise (qu’il veut accabler d’impôts par ailleurs) : « Si vous n’augmentez pas les salaires, la France va tomber en récession. »

Parallèlement, il y a ceux qui pensent qu’il faudra aussi travailler davantage (Edouard Philippe, Bruno Retailleau) pour gagner plus quand Gabriel Attal compte surtout sur l’innovation, l’intelligence artificielle (IA) et la productivité. Son « monsieur économie », le député Paul Midy, affirme que l’IA, la robotique, l’automatisation… vont permettre d’être dix fois plus performants et ainsi de doubler tous les salaires d’ici une dizaine d’années. Mais pour cela, il va falloir dépenser beaucoup : Paul Midy veut former tous les salariés, à l’IA dans les trois prochaines années, distribuer des aides aux entreprises pour investir dans l’IA et la robotique, ouvrir des centres d’accompagnement pour les PME dans chaque département, instaurer un crédit d’impôt productivité et accorder des prêts dédiés à la transformation numérique. Faire grossir l’État pour améliorer le sort des Français ? Pas sûr que ça marche !

Et puis, il y a David Lisnard, à ce jour le plus radical et le plus explicite. Il souhaite réaliser 200 milliards d’euros (Md€) d’économies sur la dépense publique pour restituer 120 Md€ aux actifs sous forme de baisse de cotisations. Il est surtout le plus cohérent en déclarant que « l’État-providence est mort ». Pour lui, c’est notre « modèle social » qui crée la pauvreté. Il faut donc s’en défaire. Il souhaite aussi simplifier massivement, car il a bien compris que la bureaucratie et les normes contribuent autant à la baisse du pouvoir d’achat que la fiscalité.

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9 réponses

  1. Incidemment, à l’occasion du référendum sur l’Europe, j’ai appris que « le salaire moyen mensuel en Islande est d’environ 4 200 € à 4 500 € brut (soit environ 3 900 € net). Nous Français, socialistes de toujours et après l’ère Macron (ce génie), avec nos 2730€ net on est vraiment des nuls !

  2. Et ces chiffres ne prennent pas en compte les charges indirectes obligatoires; mutuelle, assurances, carburant pour aller travailler, téléphonie et box devenu nécessaire, etc. La voyoucratie publique est une mode dans tous les pays de l’UE Je suis content de ne plus avoir d’entreprise, la facturation électronique nouveau monstre public inscrite au budget 2027 ! quel est encore le loup qui se cache derrière cela et dans tous les cas une charge supplémentaire pour les entreprises qui vont encore et toujours fermer leurs portes ou aller ailleurs. Si nos politiques avaient autant d’idées pour faire fonctionner un pays que toutes leurs inventions pour le piller la France serait riche. Hélas à écouter tous les prétandants actuels il n’y en a pas un(e) pour sauver l’autre encore moins la France.

  3. A quelques mois des Présidentielles, c’est une « bonne » chose que le citoyen souffre d’abord de son pouvoir d’achat. Il risquerait de penser « sécurité » dans différents domaines, en glissant son bulletin dans l’urne en mai prochain.

    1. Vous pouvez que c’est une chance qu’en plus de la peste le français souffre du choléra pour détourner l’attention ?
      Il serait plutôt bénéfique que les français comprennent que l’Etat qui prélève le plus d’impôts se retrouve être l’Etat dont l’indigence est de plus en plus prégnante … faute d’argent !
      L’Etat providence même pas bon à rien, mauvais en tout !

  4. Le pouvoir d’achat est le résultat de l’efficacité d’un système. Quand la gauche veut du pouvoir d’achat avant d’avoir l’efficacité économique, elle inverse une foi de plus les valeurs et dégrade encore plus le système. Soutenez un système économique efficace qui crée de la richesse et vous aurez du pouvoir d’achat en retour. Encore du bon sens que la gauche n’aime pas ! … mais les français en sont ils seulement conscients? le leur rappelle t on suffisamment souvent? ?

  5. Les caisses sont désespérément vides et ils osent parler de pouvoir d achat!!!!
    Le premier objectif est de faire chauffer la tronçonneuse
    Notre cannois promet 200 milliards d économie dont 60% qui seront réutilisés dans la foulée pour le pouvoir d achat puis 20% pour le remboursement soit 40 miliards sur 3500 de dette !!! et 20% pour la baisse des impôts de production sur 100 milliards!!!
    De surcroit c est un fusil à un coup
    Il va utiliser le procédé bien francais de prévoir des depenses sur d hypothétiques économies donc non financées
    Car a part la desindexation des pensions de retraites non chiffré ( une desindexation complète pour tous rapporte rt 8 milliards tous les ans ( inflation a 2% sur 400 milliards de dépenses) et la suppression des agences de l état pour 100 milliards sur 156 quid des 67 de depart en retraite et du travailler plus

    1. « Il va utiliser le procédé bien français de prévoir des dépenses sur d hypothétiques économies donc non financées ». On peut parler de trésorerie cavalière ? Si oui, à partir de quel montant s’agit-il d’un délit (s’agissant de l’état) ?

  6. le « pouvoir d’achat » est un moyen de Diversion pour ne pas mettre sur la table, l’essentiel, le vital …..

  7. Vaudrait bien que votre journal nous explique comment virer tout ces candidats. On peut regretter que la seule issue soit dans la réduction de l’humanité par les évènements apocalyptiques devant résulter des incendies généralisés en Europe.
    La sécurité et le pouvoir d’achat on s’en fout. Seul compte le retour à la liberté, premier principe constitutionnel.

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