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samedi 7 novembre 2026

Mais à quoi donc sert un ministre chargé de l’IA et du Numérique ?

Temps de lecture : 2 minutes

Si l’on s’en tient aux faits, qu’avons-nous fait avancer pour la France ? C’est la question posée par Anne le Hénanff, ministre déléguée chargée de l’Intelligence artificielle et du Numérique, au chatbot de Mistral IA. Voici ce qu’il lui a répondu : 600 ambassadeurs IA mobilisés dans 20 régions, 35 000 entreprises sensibilisées via le plan « Osez l’IA ! », l’agenda numérique du G7 2026, l’Observatoire de la souveraineté numérique, le Pacte numérique et IA, une commission d’experts sur les vulnérabilités de l’IA générative, 655 millions d’euros via France 2030, 150 milliards d’euros d’investissements privés annoncés…

Anne Le Hénanff est aussi responsable des questions liées à la sécurité informatique. En avril, elle a d’ailleurs participé au Forum InCyber Europe (FIC) à Lille, présenté comme l’événement de référence en Europe dans le domaine de la cybersécurité. Qu’a-t-elle fait pour la sécurité des infrastructures de l’État et de ses administrations depuis sa nomination en octobre 2025 ? Nous avons vérifié les fuites de données et les cyberattaques sur FrenchBreaches, le site de référence en la matière. Nous avons trouvé une trentaine de résultats sur un an, dont l’URSSAF (12 millions de salariés potentiellement concernés), l’ANTS (plus de 12 millions de personnes), le ministère des Sports via Pass Sport (3,5 millions de foyers impactés), Bloctel (3 millions de numéros de téléphone diffusés), la DGFiP (plus de 2 millions de propriétaires exposés), France Travail via les Missions Locales (1,6 million de victimes âgées de 16 à 25 ans)…

Les faits, seulement les faits. Mme Le Hénanff se targue des plans et des comités Théodule créés sous son ministère (précisons que « Osez l’IA ! » est antérieur à sa nomination), mais n’aborde nullement ces faits embarrassants. En août, le ministre de l’Action et des Comptes publics, David Amiel, avait présenté des « excuses » pour le piratage du fisc. On se souvient également des euphémismes de la DGFiP et des « accès illégitimes » à son système d’information. Qu’est-il arrivé depuis ? En octobre, 25 ministres ont été victimes de fuites de données. Le RIB et le numéro de Sécurité sociale d’Anne le Hénanff elle-même auraient circulé. Mme la ministre aurait pu poser une autre question à Mistral : « Combien de données de Français ont fuité depuis ma nomination ? » La réponse aurait été moins flatteuse. Avant de parler d’IA, de souveraineté numérique, de modernisation et de simplification, que l’État commence par protéger les données de ses citoyens.

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8 réponses

  1. À rien, si l’on considère les failles de Bercy et d’autres… Mais cela est vrai pour tous nos ministres, petits bureaucrates sans vision, sans programme, sinon tenter de se maintenir au jour le jour…

  2. a dépenser toujours plus d’argent public et a placer les pots diplômés de Sciences Es Crocs, la seule raison d’être.

  3. A rien ,comme tant d’autres, comme trop de députés et de sénateurs. Moins nombreux il travailleraient plus efficacement et nous éviteraient des projets et propositions de lois surréalistes, parfois heureusement peu appliquées, sauf celles qui prévoient quelques contraintes de plus et les impôts et règlement nouveaux pour les financer. Là ils sont efficaces, enfin c’est ce qu’ils disent.

  4. On multiplie les ministère pléthoriques, histoire de faire croire qu’on agit !
    Vu les piètres résultats tous ces gens auraient du démissionner…

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