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vendredi 29 mai 2026

Quand le Parti socialiste essaie de s’approprier la liberté

Temps de lecture : 2 minutes

Nous savions déjà que l’idéologie socialiste traînait un certain nombre d’incohérences, mais nous avons visiblement franchi un nouveau cap le mercredi 22 avril 2026. Chloé Ridel, députée européenne et coordinatrice du programme du Parti socialiste, a présenté ce qui semble être sa ligne directrice pour les prochaines élections présidentielles.

Sans grande surprise : rehausser le SMIC, augmenter les salaires, encadrer les loyers, planifier la réindustrialisation du pays, réinvestir dans le logement social, etc. Des recettes anciennes, déjà vues, déjà testées, et qui n’ont jamais marché. Ce qui intrigue davantage, c’est la première partie de son discours, entièrement centrée sur… la liberté (une des six parties du programme s’intitule d’ailleurs « Vivre libre »). Pendant quinze minutes, la députée européenne l’invoque à de nombreuses reprises, tout en attaquant frontalement… le néolibéralisme, un terme dont il est permis de douter qu’elle maîtrise pleinement les contours.

Selon elle, le « capitalisme néolibéral » est « entré en crise » et « emporte avec lui aussi la démocratie dans le monde ». Pour répondre à cette situation, elle affirme que « nous, les socialistes, devons apporter une nouvelle ambition pour la liberté » et insiste sur le fait qu’il est essentiel que la liberté soit reprise des mains de la droite et de l’extrême droite, qui « convergent » vers le libertarianisme. Dans la lignée d’un François Ruffin, elle ajoute que « la liberté, c’est vivre de son travail ».

Comment peut-on associer la liberté au socialisme ? La liberté n’existe que lorsque l’individu peut agir sans que l’État vienne organiser ou corriger en permanence ses choix. Plus l’État planifie, plus il réduit mécaniquement l’espace de décision individuelle. Ce n’est pas une opinion, seulement un constat pragmatique.

Et c’est là que le socialisme se heurte à un mur. Parce qu’il repose structurellement sur l’idée inverse : organiser la société par le haut, définir des objectifs collectifs, corriger les « déséquilibres » du marché, encadrer les prix, les salaires, les loyers. Un manque de confiance envers l’homme et ce qu’il peut accomplir grâce, justement, à la liberté. Comme l’a si brillamment expliqué Alexis de Tocqueville dans son discours prononcé à l’Assemblée constituante contre « le droit au travail » : « [Le socialisme], c’est une attaque tantôt directe, tantôt indirecte mais toujours continue aux principes mêmes de la propriété individuelle ; c’est une défiance profonde de la liberté, de la raison humaine ; c’est un profond mépris pour l’individu pris en lui-même, à l’état d’homme. »

Il faut donc arrêter les contorsions intellectuelles. On ne peut pas défendre une liberté authentique tout en multipliant les mécanismes de contrôle, qu’ils soient économiques ou sociaux. À partir du moment où l’État décide à la place des individus, la liberté n’est plus qu’un mot décoratif.

Socialisme et liberté ne sont pas seulement difficiles à concilier : ils sont simplement incompatibles.

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5 réponses

  1. Une des libertés les plus fondamentales est celle de jouir des fruits de son travail. C’est elle qui distingue l’esclave de l’homme libre. Mais que dire d’un pays comme la France où un ménage de travailleurs moyens est spolié d’environ 68% (taxes et prélèvements sociaux confondus) de la richesse qu’il a créé par ses efforts ?

  2. Le « socialisme » disait Coluche c’est « prête moi ta montre et je te donnerais l’heure » !

  3. La liberté, avec la droite, c’est choisir son esclavage, avec la gauche c’est subir l’esclavage que l’État dit être le meilleur pour vous ou la société. Faites votre choix.

  4. L’inversion des valeurs ! Toujours la même ficelle de la gauche pour embrouiller et tromper l’électeur.
    Ces ennemis de la liberté et de l’humain ont pour journaux « liberation » et « L’humanité « … il faut le faire !

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