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jeudi 24 septembre 2026

Repas à 1 euro : quand l’État invite les étudiants… avec l’argent des contribuables

Temps de lecture : 2 minutes

Un repas complet à un euro : difficile de trouver une mesure plus populaire auprès des étudiants. Initialement réservé aux seuls boursiers, il est accessible à tous, sans condition de ressources, depuis le 4 mai. Mais voilà : l’argent gratuit n’existe pas. Philippe Baptiste, ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche, a ainsi annoncé, le 20 septembre, une enveloppe de 143 millions dans le budget de 2027, contre 50 millions d’euros en 2026.

Pourquoi une telle hausse ? Le nombre de repas servis a bondi de 22 % au printemps, alors que les estimations du Centre national des oeuvres universitaires et scolaires (CNOUS) étaient de seulement 12 % en 2026, puis de 10 % en 2027. Le prix facturé à l’étudiant est passé de 3,30 à 1 euro, mais le coût de production d’un repas n’a pas changé : il est estimé à 7,89 euros. C’est donc à l’État (c’est-à-dire nous) de prendre en charge la différence.

Et l’addition ne se limite pas au contenu de l’assiette. Davantage de clients signifie davantage de personnel, d’équipements, de locaux. Le gouvernement indique que les 143 millions d’euros doivent notamment permettre aux restaurants universitaires de financer des travaux de modernisation et d’aménagement pour s’adapter aux files d’attente, et de recruter si nécessaire. En 2026, 204 emplois équivalent temps plein ont déjà été créés. Les syndicats CFDT, FO et UNSA-SNPTES, qui ont fait grève le 22 septembre, réclament toujours 500 emplois supplémentaires et dénoncent la charge de travail. « On a une augmentation de la fréquentation qui est considérable, entre 30 et 100 % dans certaines structures, et pour lesquelles il n’y a absolument pas de moyens nécessaires » témoigne  Christophe Bonnet, secrétaire national CFDT Éducation Formation Recherche Publiques.

Le gouvernement a d’ailleurs prévenu que le repas universitaire à un euro ne pourra être garanti sans loi de finances adoptée par le Parlement d’ici la fin de l’année. « Nous n’aurons pas les moyens financiers disponibles », a affirmé M. Baptiste. C’est une évidence souvent omise par les socialistes : une dépense publique n’est jamais gratuite. Elle dépend d’abord des recettes fiscales. Or, rien qu’en 2025, elles ont progressé plus de trois fois plus vite que la production de richesse nationale.

Le repas à un euro était initialement ciblé sur les étudiants boursiers. Sa généralisation à tous, sans condition de ressources, transforme une aide sociale ciblée en subvention universelle. C’est toute la logique socialiste (la mesure a été concédée aux députés socialistes dans le cadre de l’accord de non-censure sur le budget 2026) qui est ici à l’œuvre : faire passer une dépense publique pour un don de l’État, subventionner la demande sans anticiper les conséquences, puis contraindre le gouvernement à augmenter un budget pour financer la facture. Les files d’attente interminables dans les Crous en sont le parfait symbole. Les socialistes préfèrent entretenir l’illusion de la quasi gratuité plutôt que de corriger les vrais problèmes de l’enseignement supérieur : l’idéologie égalitariste qui repose sur l’idée fallacieuse selon laquelle tout le monde devrait pouvoir faire des études, l’orientation de trop nombreux jeunes vers l’université, la massification des diplômes et la baisse de niveau généralisée.

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20 réponses

  1. Le problème de fond, c’est qu’il fut une époque où le travailleur manuel était considéré comme un criminel en puissance et donc les enfants de la classe moyenne veulent un emploi de col blanc sinon rien, d’où la foire d’empoigne pour les études… On pourra essayer de fermer la porte des universités mais les jeunes auront beau jeu d’enfoncer la porte comme papy en mai 68 et il n’y a donc que deux solutions, la terreur ou bien la dénatalité…

    1. Criminel en puissance, faut pas abuser. Mais les profs eux-mêmes ont été les 1ers à discréditer les métiers manuels. Sans parler de la bêtise du « 80% de bacheliers ». Que ce soit ensuite entré dans les moeurs des jeunes devenus parents est plutôt normal, contrairement à l’Allemagne, entre autres, qui les valorisent.

  2. On a besoin de former des élites, mais en France, on a l’impression que l’Université est un nouveau moyen social d’éviter le chômage, après un Bac « obtenu à l’ancienneté ». Pourquoi ne pas « donner plus » aux vrais étudiants, qui choisissent des filières dans lesquels on a des besoins, et dissuader les écornifleurs du Crous et du Resto-U. Ceci suppose de poser la question des étudiants étrangers, et des redoublements pour ceux qui font 3 fois, successivement, une 1e année en Lettres Modernes, Fac de sport, et en Anglais. Et peut-être de revenir à une année de propédeutique, après le Bac, pour justifier ses capacités, et avoir le temps de choisir sa filière, sur la base de concours, plus objectifs que « Parcours Sup ».

  3. Si je ne m’abuse au RU l’étudiant prend un repas matin et soir ? Et même le petit déjeuner ? Pas certain pour le petit dej et de plus il faudrait se lever bonne heure….
    A ce tarif l’étudiant va pulluler et même les fausses cartes d’étudiant se multiplier comme les petits pains. Le vivier est immense, je connais au moins une étudiante (officielle) de 50 ans….. Etudiant au RSA nourri pour 2€ par jour. Pas belle la vie ?

  4. Dépenser l’argent des autres sans comptes à rendre et sans aucune responsabilité n’a jamais dérangé personne. Tout est dans « sans comptes à rendre et sans aucune responsabilité »

  5. je trouve scandaleux d’avoir à payer par mes impôts les repas de soi-disant étudiants qui font semblant s’étudier?

  6. Recruter des supporters avec des cadeaux payés par les autres, toute la philosophie des socialos se résume dans cette action. Avec un petit plus, puisqu’il faudra voter la reconduction au parlement, tout ceux qui s’y opposeront au nom des économies à faire seront des fachos.
    Question subsidiaire : peut-on emprunter, falsifier ou acheter une carte d’étudiant quand on n’est pas étudiant ? À 1 € le repas, c’est une bonne affaire.

  7. Je m’étonnais que le fils étudiant de Arnaud le milliardaire et consorts puissent manger à 1 euro
    N’importe quel jeune pourrait s’inscrire comme étudiant pour uniquement en profiter
    Déjà qu’il y a trop d’étudiants avec le bac donné à tout le monde dans des universités qui ne mènent à rien
    Pour les seuls boursiers c’ était acceptable

  8. Il y a étudiant et étudiant. Il faut réserver le repas à 1€ aux étudiants qui ont une bourse, donc des parents aux revenus en dessous du salaire de base. Les étrangers ne doivent pas en profiter, sauf éventuellement les européens s’ils ont la possibilité de prouver que les revenus de leurs parents sont comparables à ceux des français. Pour tous les autres repas prix normal.

  9. A la bonne soupe ! J’en ai vraiment, mais vraiment marre de payer pour tout ces profiteurs ; ceux là et les autres qui ont les moyens ou pas le besoin ! Excusez moi du terme mais le niveau de connerie de nos dirigeants est stratosphérique ! On en peut plus et on en veut plus ! Et ils s’ étonne que la haine monte….

  10. Les franchouillards sont toujours accro à l argent_magique
    Vu les programmes électoraux de 2027…C est pas fini….et pourtant notre déficit se creuse et les taux a 10 ans et 30 ans flambent sur les marchés dans l indifférence générale

  11. Comment la gauche peut elle toujours imposer ses désidératas ??? Ah oui grâce à la lâcheté en face… cela fait 45 ans que lâ gauche nous impose son idéologie et ruine notre pays car c’est grâce à ses promesses mirifiques pour gogos qu’elle a encore des voix sinon ils seraient en dessous des 5%…. Et le repas à 1€ pour tous c’est démagogique débile et ruineux. Il fallait des conditions de revenus ….

  12. Je ne pense pas m’avancer beaucoup en disant que faire une gratuité totale aurait coûté moins cher que gérer 1€…

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